3 façons de ne pas payer d’impôts en immobilier

Lorsqu’on investit dans l’immobilier, il y une crainte qui revient souvent: celle de devoir payer trop d’impôts.

Une crainte justifiée

Cette crainte est, à mon sens, justifiée, car une fiscalité non maîtrisée peut vite avoir de lourdes conséquences sur la rentabilité d’un investissement locatif.

En effet, il n’est pas rare de voir des personnes qui achètent en pensant réaliser une bonne affaire, rentable et génératrice de cash-flow, pour ensuite déchanter. Le risque, c’est en effet d’avoir à payer un impôt qui annule complètement le cash-flow espéré, voire même qui coûte plus d’argent que ce que l’investissement rapporte.

La fiscalité est un sujet trop souvent laissé de côté lorsqu’on parle d’immobilier. Pourtant, je considère qu’elle est aussi importante que des éléments tels que:

  • L’emplacement du bien
  • Le prix d’achat
  • Le mode d’exploitation

Je vous propose donc de voir ensemble 3 techniques qui permettent de ne pas payer d’impôts en immobilier.

#1 – La location meublée

Si vous êtes sur ce blog, et à plus forte raison si vous me suivez depuis longtemps, vous savez que la location meublée est une formidable niche fiscale, que j’affectionne tout particulièrement.

En location meublée, vous avez principalement deux modes d’imposition (je mets volontairement de côté le Meublé de Tourisme, qui ne concerne que la location saisonnière):

  • Le régime micro-BIC à 50%
  • Le régime réel simplifié.

Le régime micro-BIC à 50% s’applique par défaut si vos revenus locatifs meublés sont inférieurs à 70.000 euros par an. Ce mode de calcul est simple: vous déclarez 50% de vos revenus et vous payez des impôts sur ces 50%. C’est pratique, surtout quand on ne veut pas se compliquer la vie. Le problème, c’est que l’on paye quand même des impôts.

Le régime réel simplifié est plus complexe mais permet de déduire deux grandes catégories de dépenses:

  • Les charges d’exploitation.
  • Les amortissements du bien, des travaux et des meubles.

En déduisant ces éléments des revenus locatifs, on arrive facilement à créer un résultat fiscal négatif (tout en encaissant des bénéfices chaque année). Comme l’imposition se fait sur la base du résultat fiscal et non des loyers, alors celle-ci est nulle pendant de nombreuses années.

#2 – La location nue et le déficit foncier

Pour ceux qui ne veulent (ou ne peuvent) pas faire de location meublée, il existe une autre niche fiscale très intéressante: le déficit foncier.

Lorsque vous exploitez un bien en location nue, vous avez deux modes d’imposition:

  • Le régime micro-foncier avec 30% d’abattement.
  • Le régime réel.

Le régime micro-foncier n’est valable que si vous percevez moins de 15.000 euros de loyers par an. Vous bénéficiez d’un abattement de 30% sur vos loyers, et vous déclarez les 70% restants. C’est facile et pratique, mais le problème c’est que vous allez payer des impôts sur ces 70% déclarés. C’est une solution qui peut être intéressante pour les personnes qui ont peu de charges à déduire.

Les personnes qui ont lu cet article ont aussi lu :  Quelles différences entre le LMNP et le LMP ?

Le régime réel, lui, permet de déduire beaucoup de charges des revenus locatifs. En revanche, contrairement au meublé, on ne peut pas procéder aux amortissements (lorsqu’on achète en nom propre ou en SCI à l’IR).

Par contre, si vous faites beaucoup de travaux, vous allez pouvoir les déduire de vos revenus et créer ce que l’on appelle du déficit foncier:

  • Déductibles de l’ensemble des revenus, dans une limite de 10.700 euros, la première année.
  • Le reliquat est reportable les années suivantes (jusqu’à 10 ans) et déductible des revenus fonciers.

#3 – Créer une S.C.I à l’IS

Si vous achetez un bien dans lequel il n’y a pas de travaux à faire et qui n’est pas loué en meublé, par exemple si vous achetez un logement déjà loué en location nue, il vous reste une dernière possibilité: créer une S.C.I à l’IS (Impôt sur les Sociétés).

Cette solution vous permet à la fois:

  • De bénéficier d’une grande stabilité sur la fiscalité dans le temps.
  • De bénéficier des amortissements chaque année.

En effet, l’imposition des sociétés a toujours été beaucoup plus stable que l’imposition des particuliers. Le taux d’imposition des sociétés a peu changé depuis les années 50. Ce taux est actuellement de 28% des bénéfices, et va être ramené à 25% à l’horizon 2022. Vous avez donc une certaine stabilité et vous pouvez sereinement anticiper l’imposition de vos revenus sur plusieurs années.

De plus, en S.C.I à l’IS, vous bénéficiez des amortissements sur votre investissement, abattement qui va venir en déduction de vos revenus locatifs. C’est une très bonne solution pour faire un investissement locatif.

Par contre, si vous décidez d’opter pour la S.C.I à l’IS, ce choix est irrévocable. De plus, si un jour vous souhaitez revendre, votre imposition sera soumise à la plus-value des sociétés. Cela signifie qu’elle sera calculée par rapport au prix d’achat, minoré des abattements.

Si c’est un sujet qui vous intéresse, je vous recommande chaleureusement l’excellent guide de la S.C.I à l’IS, écrit par Paul Aubé, spécialiste sur le sujet. Très complet, il vous permettra de tout comprendre au sujet de la S.C.I à l’IS et, surtout, d’éviter les principales erreurs qui sont souvent commises.

ne pas payer d'impôts

Bien anticiper pour ne pas payer d’impôts

Vous l’aurez compris, le maître mot pour ne pas payer d’impôts sur vos loyers, c’est d’anticiper !

En anticipant la fiscalité, vous aurez la maîtrise de votre investissement et vous pourrez aborder sereinement les années à venir 🙂

Est-ce que la fiscalité est un sujet qui vous inquiète, ou que vous avez du mal à comprendre ? Quelle option avez-vous choisi pour votre investissement ? N’hésitez pas à partager votre avis dans les commentaires ci-dessous.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur la location meublée et sa fiscalité, je vous invite à télécharger librement et gratuitement mon livre ci-dessous.

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